dimanche 21 février 2010

La revue de Jean-Marc Cerino, "De(s)générations", fête son 10eme numéro.





Au sommaire du numéro 10 :

Marie-José Mondzain : Pouvoir des industries audio visuelles ou autorité de la culture ?
Cécile Mainardi : Promenade aux phrases
Michel Gaillot : Politique et police de la mondialisation
Nicolas Tardy : Secousses secondaires
Sonia Foulc / Ligne de tir - tir à vue - pointe à l’oeil
Jean-Christophe Bailly : Retour sur la comparution
Pablo Garcia : Un pingouin dans la forêt lacandone - Entretien avec Jean-Marc Cerino
Gérard Conio : Requiem pour le mur de berlin
Nicolas Tardy : Mai (flashs)
Véronique Giroud : retour sur … “figure, figurants” - Le vrai est ce qu’il peut ; le faux est ce qu’il veut.

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Pour s'abonner, commander les anciens numéros ou acheter la revue numéro par numéro, vous pouvez vous rendre sur le site de l'éditeur :
www.editionhuguet.com
A gauche de la page d'accueil de ce site, un petit onglet vous permet d'aller sur la page consacrée à la revue de(s)générations. Vous y trouverez quelques textes en consultation gratuite, et le sommaire de chaque numéro.
-Abonnement à 30 euros

vendredi 19 février 2010

Déambulation continue ( à Bordeaux)

suite de: l'heure du Patxi






Annonce du Centre international d'Art et du Paysage:

Du 25 au 27 février 2010, l'artiste Alex Cecchetti réalisera pour le CIAP une exposition pédagogique. Cette action s'inscrit dans la lignée des expériences menées par Olivier Bardin en 2007/2008 et Marie Denis en 2009 : durant les périodes de démontage et montage des expositions temporaires, l'artiste invite un groupe de personnes - publics divers, scolaires, étudiants - à participer à des workshops, points de départ de ces expositions pédagogiques.
Alex interviendra trois fois en 2010 : en février avec le projet Après les choses qui courent, en juillet avec Conférence autour d'un objet inconnu, et en novembre, pour la dernière session avec Les choses qui courent.

Le 26 février aura lieu le premier workshop sur la notion d'objet, dans sa description et sa retranscription matérielle, en présence de l'artiste. C'est avec grand plaisir que nous invitons les étudiants de l'Ecole des Beaux arts de Nîmes à prendre part à ce projet d'ateliers/expositions au Centre d'art. Penses-tu que cela soit possible? Evidemment, cette journée est entièrement gratuite. Il sera également possible pour les élèves d'avoir un aperçu du montage de notre prochaine exposition Est-ce que c'est une analogie à deux dimensions ou une métaphore? de la réalisatrice italienne Rosa Barba, qui sera également présente à ce moment là. Je sais que les délais sont un peu justes, mais nous venons d'avoir la date.

N'hésite pas à me contacter si tu désires plus d'informations !

Bien cordialement,

Madeline

Chargée de l'éducation artistique et de la documentation

Centre international d'art et du paysage
Ile de Vassivière
87120 Beaumont-du-Lac
t : +33 (0)5 55 69 27 27
t : +33 (0)5 55 69 29 31

mardi 16 février 2010

"17e trophée PRESSE CITRON"


AVIS aux étudiants(es) qui désirent participer au

"17e trophée PRESSE CITRON - Concours du dessin de presse"


Les dessins doivent être parvenus à l’École Estienne au plus tard le 15 mars 2010.

Les dessins de presse présentés devront traiter exclusivement de l’actualité de mars 2009 à mars 2010.


Les candidats ont trois possibilités d’envoi :


1 - voie électronique à l’adresse :

concoursetudiants@pressecitron.org

Le format .pdf ou .jpg doit être compris entre A5 et A4, 300 dpi, inférieur à 3 Mo,

« nom_prénom.pdf ou .jpg »


2 - voie postale :

Concours Presse Citron

Ecole Estienne

18 bd Auguste-Blanqui

75013 PARIS


3 - apporter votre dessin sur une clef usb chez Scanreigh


Ce message concerne aussi bien les étudiants(es) qui ont participé au WORKSHOP ETIENNE LÉCROART que les autres!


Tous les détails sur :

http://www.pressecitron.org/

vendredi 12 février 2010

Inauguration Au pied du mur


Temps réels

Au pied du mur


Pour cette troisième période intitulée Au pied du mur, les étudiants des écoles des Beaux-Arts de Montpellier et Nîmes présentent au Frac LR des pièces pensées, conçues et réalisées sur place en un temps restreint. Une œuvre de Simon Starling issue de la collection du Frac est présentée à cette occasion. A l'image du déplacement opéré par Starling, les étudiants s'approprient et transforment l'espace du Frac en atelier pendant 48 heures, un temps de production et de montage visible en temps réel via l'installation webcam à l'adresse suivante : http://esbama.dyndns.org/tempsreels.


Le résultat de ce processus sera visible du 13 au 27 février

Inauguration le vendredi 12 février à 20h30 accompagné de vin chaud et saucisse



lien : FRAC LR


Extrait de Récits des temps réels de Marjorie Accarier



Récits des temps réels

Marjorie Accarier


Temps réels

Où se poursuivent les réalités aléatoires en l’enceinte du Frac.


Temps réels est le titre générique qui regroupe durant quatre mois les expositions des étudiants des écoles des Beaux-Arts de Montpellier et Nîmes. Le projet est de filmer en direct et en continu, grâce à une webcam, ce qu’il se passe dans le Frac. Cette caméra (qui pourrait être de surveillance) est posée sur une table en plan fixe. La caméra est placée dans une pièce de la maison, qu’on nommera le bureau, dans laquelle deux étudiantes ont disposé un plancher (chutes de bois récupérées dans une ébénisterie), cette pièce se trouve à gauche à l’entrée de la « maison-Frac ».

Il est intéressant d’observer ce qu’il s’y passe à différents moments de la journée, ou de la nuit. Le point de vue reste toujours le même, c’est un cadre, une sorte de tableau animé (ou pas), un fragment du réel subjectif. Cet espace virtuel, puisqu’il ne vit et prends son sens qu’à travers internet, donne une dimension du lieu quasi indépendante, comme si le Frac prenait vie.

Cette caméra n’est pas placée là par hasard, elle donne le point de vue le plus large possible ; pour avoir accès au salon et aux chambres. Ce dispositif amène à regarder, à observer, on scrute l’intérieur d’une maison qui n’en est pas vraiment une, mais qui prétend l’être. Au premier coup d’œil, ce qui nous captive serait plutôt de l’ordre de l’humain, de l’animation, du comportement des gens face aux œuvres exposées. Les corps s’approchent des œuvres, s’accroupissent, se relèvent, tournent autour, regardent, pensent. Ces corps déambulent. Nous regardons des regardeurs. On se pose ainsi en tant que voyeur. Mais on devient observateur lorsque le Frac est vide. Lorsque la présence humaine n’est plus (cette présence, cette attitude, ce comportement, qui incarne la pensée et le langage) c’est à ce moment précis que le lieu se transforme en une entité vivante. On commence à contempler le vide. Les œuvres ne sont plus qu’apparats, les colonnes en pierre prennent toute leur ampleur, le blanc des murs nous aspire, les néons forment le squelette de la « bête » Frac. Une créature attendant l’obscurité pour commencer à vivre, loin des regards des curieux, des artistes, des critiques... Le Frac pourrait être un rat de laboratoire dont on observerait les agissements dans les moments où il n’y a plus personne, tôt le matin, aux heures creuses et le soir.

Temps réels au pluriel signifierait donc qu’il y a plusieurs réalités. Pendant que nous dormons, mangeons, parlons ailleurs, un espace-temps prends forme et évolue. A l’instant même où j’écris, le Frac est plongé dans l’obscurité et une infime lumière rouge se dessine, comme un œil. Je suis regardée à mon tour par cette chose, créée de toute pièce par l’humain.

lien: FRAC LR

L'heure du Patxi (dans le cadre l'exposition Temps Réels au FRAC Languedoc Roussillon )